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Hôtel AZTECA |
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BARCELONNETTE
- Chef-lieu d'arrondissement du département des Alpes-de-Haute-Provence sur l'Ubaye, affluent de la Durance;
2 819 habitants [1999](Les Barcelonnettes).
- Station d'altitude (1 132 m) et de sports d'hiver.
- Barcelonnette regroupe les trois quarts des habitants de la vallée de L'Ubaye.
Station de tourisme depuis 1928, sa vocation n'a cessé de se confirmer.
Histoire
- Cette ville fut fondée en 1231 par Raimond Béranger V, comte de Provence. Il l'appela «Barcelonnette»
en souvenir de la Barcelone de Catalogne d'où sa famille était originaire.
Entourée de remparts, elle fut bâtie selon un plan en damier et vit sa première église achevée en 1240.
Un couvent de dominicains y fut construit en 1316 (il n'en subsiste aujourd'hui que le clocher).
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Pendant des siècles, Barcelonnette et sa vallée s'administrèrent librement. Liée à la Provence
ou à la maison de Savoie, la vallée ne fut définitivement rattachée à la France qu'en 1713.
- Le pays fut ravagé par la guerre de Cent Ans, les guerres de Religion et la guerre de Succession d'Autriche.
En 1592, le duc de Lesdiguières détruisit le couvent des dominicains (reconstruit par la suite, il sera rasé
sous la Révolution) et renversa les remparts qui ne furent jamais relevés.
La ville fut totalement incendiée en 1628.
- La rénovation urbaine des années 1920-1930 entraîna la disparition d'une chapelle du XVIIe siècle
et du vieux collège fondé en 1646.
- Barcelonnette était, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, un marché important: des milliers de têtes de bétail,
surtout des ovins, étaient échangées entre les paysans de la vallée et des vallées voisines.
Les "Barcelonnettes" au Mexique de 1812 aujourd'hui
| Prologue | ||
| Le long hiver obligeait les habitants de la vallée de l'Ubaye à diversifier leurs activités et à se montrer entreprenants. Pendant que les uns restaient à tisser laine et chanvre ou à filer la soie, les autres s'expatriaient, le temps des mauvais jours ou le temps de leur vie active. Ils excellaient comme colporteurs (tissus et vêtements), instituteurs ou bergers transhumants. Pendant leur enfance, une solide scolarisation et les récits des aînés les avaient armés pour les voyages... Après les Flandres dès le 17 ème siècle, la mer des Caraïbes approchée au 18ème, le Mexique, libéré de la tutelle espagnole, devient pour eux une nouvelle terre de colportage où ils vont exercer leur double savoir-faire commercial et technique, en particulier dans les métiers de la laine et de la soie. | ![]() |
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| L'installation : 1812-1870 | ||
| Implantés au Mexique dès 1812, les Barcelonnettes voient leur succès se confirmer à partir du Second Empire. Cinquante ans après leur arrivée, ils possèdent de nombreux magasins de détail (tissus pour vêtements, linge de corps, linge de maison), un réseau de représentants dans tout le pays et des comptoirs d'achat (gros et demi-gros) en Europe avec d'importantes ramifications en France et en Angleterre. | ||
| L'expansion : 1870-1890 | ||
| Sous la longue présidence de Porfirio Diaz (1876-1911) qui favorise largement les investissements étrangers et manifeste "une volonté démesurée pour la France"(Patrice Gouy), les Barcelonnettes contrôlent maintenant le secteur de l'industrie textile et de sa distribution dans tout le Mexique. C'est à leur réussite que l'on doit, en plein coeur de Mexico, l'édification, en 1891, d'un premier magasin de nouveautés baptisé "El palacio de hierro" (Le Palais de fer) qui ouvrira la voie à de nombreuses et séduisantes architectures métalliques fidèlement copiées sur les modèles Parisiens. "L'exemple de Paris se trouvait au coeur de Mexico" (François Arnaud)".Chaque métropole verra se multiplier le nombre de ces grands magasins don't le nom évoque tantôt celui des grandes capitales Européennes (La Ciudad de Paris, La Ciudad de Londres....), tantôt celui des grands ports (El Puerto de Liverpool, El Puerto de Veracruz...). Les Barcelonnettes étaient en train de réussir l'alliance de l'art et de l'industrie. |
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| l'age d'or : 1890-1914 | ||
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D'une politique commerciale, ils passent peu à peu à une politique industrielle et ouvrent l'ère des grandes compagnies industrielles (la compagnie d'Orizaba qui emploie 10 000 ouvriers, la fabrique de Rio Blanco, la compagnie industrielle de Veracruzana...). Les Barcelonnettes mettent aussi en place de solides structures financières et prennent part active dans la direction de nombreuses institutions bancaires (Banque nationale de Mexico, Banque centrale du Mexique ou la Banque Londres et Mexico...) apposant ainsi leur signature au bas des billets de banque ! Mais la révolution mexicaine gronde (1913-1920); la première guerre mondiale éclate. Dans tous les grands magasins Barcelonnette,les employés se portent volontaires pour venir se battre en France. Nombreux tomberont au champ d'honneur... | ![]() |
| l'entre deux guerres. Le Déclin. | ||
| Marquée simultanément par l'autoritarisme mexicain et le déclin de l'empire industriel et financier de la colonie Barcelonnette, la période de l'entre-deux-guerres amorce dans la vallée de l'Ubaye la fin du "rêve mexicain". Ainsi entre 1850 et 1950, 6000 à 7000 habitants de l'Ubaye ont quitté leur pays pour le Mexique (et quelques dizaines pour l'Argentine) avec l'espoir de faire fortune. 4 à 5 cents familles sont retournées au pays. Adressées aux familles, les lettres du Mexique avaient pourtant, très tôt, les appels à la prudence : "...si parmi eux il y a 4 ou 5 qui réussissent après une trentaine d'années de dure servitude à économiser quelques piastres pour aller finir leurs jours au pays natal, les crois-tu bien heureux lorsqu'ils reviennent au village avec les cheveux blancs, ils sont presque étrangers au pays (...). La vie de cultivateur est beaucoup préférable à celle d'employé que nous menons ici ". (Auguste F. 1902). |
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| Aujourd'hui... | ||
| L'hôtel AZTECA ***, et le musée, accueillent régulièrement des descendants sur les traces de leur lointain aïeul, colporteur de l'Ubaye. Musée de la vallée de l'Ubaye : Villa "La Sapinière" à Barcelonnette. Tél/fax : 04 92 81 27 15. Mail : vallee@wanadoo.fr |
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...on estime à 60 000 les descendants des Barcelonnettes, dispersés sur tout le territoire mexicain. Nombre d'entre eux se sont fondus dans la population locale. Quelque-uns demeurés Bas-Alpins partagent leur vie entre le Mexique et la vallée de l'Ubaye. Beaucoup conservent vivante la mémoire Alpine de ce coin de vallée des Alpes du sud. Un musée* à Barcelonnette, installé comme notre hôtel, dans une villa d'anciens négociants au Mexique (construite en 1888), constitue au fil des années des collections documentaires sur cet important mouvement migratoire, unique en Europe par son importance. |
| les villas mexicaines | ||
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| Sur un demi-siècle (1880-1930), la construction des villas de Barcelonnette et Jausiers regroupe une cinquantaine d'édifices qui ont favorisé la création d'un nouvel urbanisme proche de celui des villes d'eau contemporaines où, de la même façon, les parcs et jardins l'emportent sur le bâti. Il en résulte un esprit et un mode de villégiature qui vont caractériser l'émergence de cette nouvelle architecture plus familière du littoral Méditerranéen et des stations balnéaires de la côte Atlantique. Les commanditaires sont tous des enfants du pays, de retour après de longues années d'émigration et qui ont tous brillamment réussi dans l'industrie textile et le négoce. Ainsi, après avoir longtemps été à la pointe du goût et de la modernité, ils s'attachent à la construction d'une villa moderne où ils passeront l'été avant de rejoindre le front de mer dès les premiers frimas de l'hiver Alpin. Alexandre Reynaud, père de Paul Reynaud-homme d'état Français (1878-1966)-, construit parmi les premiers une élégante villa dont les proportions et la parfaite symétrie rappellent celles des grandes demeures bourgeoises classique du centre historique de Barcelonnette. Aujourd'hui transformée en musée, la villa "La Sapinière"(1878-1880) conserve intacts ses riches parquets en marqueterie, le salon-bibliothèque d'Alexandre Reynaud et son élégant cabinet de bains entièrement décoré de faïences qui date de 1910. De cette première génération, datent encore la villa "Le Verger"(office national des forêts) et la villa "Mireio"(centre des impôts). Seule la villa édifiée par Emile Chabrand (1843-1893) se distingue par son langage pittoresque associant pour la premiere fois la brique, le bois et les produits céramiques. |
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les Tombeaux On ne peut évoquer l'édification des villas de Barcelonnette et Jausiers sans mentionner celle des tombes monumentales construites dans ces mêmes années, parfois en même temps que la villa. Tous les cimetières de la Vallée (sans exception) témoignent de la richesse du patrimoine funéraire Ubayen réunissant le savoir-faire des tailleurs et marbriers Italiens et la diversité des pierres et marbres sculptés. |
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| Jumelage de Barcelonnette avec Valle de Bravo au Mexique | ||
Les 28 et 29 novembre 2004, la ville de Barcelonnette et le site de Valle de Bravo situé dans l'État de Mexico, (soit à 107 kilomètres de la capitale mexicaine),ont choisi de se jumeler et d'oeuvrer pour faire vivre les liens historiques et culturels qui les unissent depuis l'époque des premiers émigrants barcelonnettes vers le Mexique. |
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Texte et crédit photographique : Musée de la vallée. Barcelonnette